lundi 5 décembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 4






Maître, mais alors à quoi peuvent bien servir ces Religions, si aucune ne peut prétendre rivaliser avec la Vérité ?



Ces différentes Religions, qui ne sont d'ailleurs jamais immuables ni impérissables, comme une longue connaissance de l'Histoire de l'humanité permet de le constater, sont des structures d'organisations collectives offrant au plus grand nombre de profanes et d'ignorants la possibilité d'activer progressivement certaines de leurs Facultés supérieures, afin de permettre, pour les plus décidés, d'éveiller leur Conscience, et pour les autres à recevoir un ensemble sommaire de règles sociétales et "morales" normatives ayant pour dessein d'améliorer les rapports entre individus, par la pratique d'usages civilisés qui composent les critères de la normalité ambiante d'une société, d'une Nation et d'une Civilisation. 

Force est de constater que sans cette structuration religieuse, la nature sauvage, égoïste et barbare d'une complexion animalière humaine originelle, sans Conscience ni vertus, ferait rapidement sombrer une population dans un état hétérogène chaotique uniquement basé sur la violence de la loi du plus fort, celle qui reste lorsqu'il n'y a plus aucune autre loi civilisatrice. 

Ici donc, la Religion est un moyen primaire de gouvernance qui sert à structurer l'ordre social soit par la peur qu'inspirent les sanctions et châtiments qu'elle promet aux déviants de la normalité ambiante ; soit par la piété, l'altruisme et la compassion que font rayonner certains de ses plus sincères dévots, venant servir d'exemple à ceux qui cherchent un modèle de conduite, ou auxquels on indiquera cet exemple comme étant le dénominateur commun que doivent avoir ceux qui veulent se rendre socialement acceptables. Mais, et c'est là que repose l'une de ses principales failles, une Religion qui récompense et punit, ne peut s'empêcher de diviser et d'exclure, et donc de reposer sur la peur, la domination et inéluctablement sur l'asservissement collectif. C'est ainsi qu'au nom d'un soi-disant "dieu d'amour universel", nombre de ces Religions se rendent coupables de chasse à ceux qu'elles désignent comme des infidèles, des impies, des hérétiques, des païens et qu'au travers de croisades, de guerres saintes et de conversions forcenées elles en viennent aux pires massacres, génocides, carnages, hécatombes, holocaustes et autres crimes contre l'humanité. 

La Vérité que quête inlassablement la philosophie Hermétique a ceci de supérieur à toutes les Religions c'est que d'une part, personne n'est jamais obligé de s'y convertir puisque chacun en fait partie de plein droit sans aucune obligation de soumission. Et que d'autre part, son dogme est l'un des plus simples et des plus universels, car il se résume de la façon suivante : nous sommes tous les légitimes enfants égaux en droit d'Amour du Divin Créateur. En dessous de ce postulat, commence la ségrégation, le sectarisme, la division et l'intolérance. 

Lorsque l'universalité n'est plus respectée par une Religion, celle-ci sombre rapidement dans la démagogie, le manichéisme primaire et diviseur et s'embrouille dans la gestion de paradoxes ingérables qui la déconnecte des réalités les plus conformes aux lois de la Nature la plus universelle. Il est maintenant clairement établi que le spirituel se corrompt inévitablement lorsqu'il entend s'occuper politiquement du temporel. Parler arbitrairement au nom d'un "dieu" en laissant croire qu'il favoriserait une partie de sa création, au détriment d'une autre, est l'une des plus impressionnantes imbécilités que la nature humaine puisse produire en utilisant sa Foi de façon aveugle et son intelligence en mode involution. C'est pourtant sur cette imposture que les élites religieuses "christiques" de l'ancien Empire Romain sont parvenues à en phagocyter le pouvoir politique en instaurant, après les nombreux cataclysmes qui ont suivi la longue décadence de cet Empire, une religion commune qui se voulait dès le départ unique et intolérante : le Catholicisme. Or, le Catholicisme n'est pas une religion, mais une idéologie politique dogmatique et arbitraire. La Religion qui lui sert d'alibi est le Christianisme, mais l'idéologie politique du Catholicisme n'a jamais respecté, dès ses origines, aucun des enseignements du Christianisme. Tout en prêchant ses préceptes, elle a toujours fait systématiquement le contraire ( aimez-vous les uns les autres, tu aimeras ton prochain comme toi-même). 

En acceptant comme crédible ce postulat chimérique d'une doctrine venant d'une autorité cléricale auto-proclamée, une Religion se trouve confrontée au paradoxe qui consiste à considérer que le "dieu" au nom duquel elle prétend agir, n'est pas parfait puisqu'il admet qu'une partie de ses créatures n'est pas digne de sa considération, et que par voie de conséquence Il commet, en tant que Créateur, des erreurs (flagrant constat qui ruine la crédibilité en son infaillibilité et même de sa nature divine), et qu'Il ne mérite pas d'être considéré comme ce "dieu" universel, Parfait, Juste et Irréprochable puisqu'Il en arriverait à manifester la pire de toutes les intolérances, celle qui consiste à détruire ceux qui ne pensent pas comme Lui, ce qui par ailleurs démontrerait qu'Il ne nous veut pas libre, mais entièrement soumis à sa volonté caractérielle. Il y aurait comme qui dirait un côté démoniaque dans ce petit "dieu" jaloux, colérique et capricieux des Religions sectaires, que cela ne serait pas fait pour me surprendre. Là encore, le plus sûr moyen de ne pas s'égarer reste celui qui consiste à juger l'arbre à ses fruits, l'être humain à son parcours et les Religions à leur histoire selon les richesses spirituelles qu'elles produisent, ou les calamités sanguinaires qu'elles laissent dans leurs sillages. 

Une Religion n'a de véritable utilité spirituelle commune que si elle se soumet elle-même à l'autorité supérieure la plus universelle qu'est la quête permanente de la Vérité.

lundi 14 novembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 3




Maître, voudrais-tu dire qu'il est possible d'avoir la Foi, sans même être obligé de passer par l'intermédiaire d'une Religion ?



Selon l'évolution de ton état de Conscience et la somme des Connaissances accumulées, je te confirme que non seulement il est possible de se passer de l'habillage particulier d'une Religion, mais c'est même le propre d'un niveau élevé d'initiation.

La Foi qui s'exprime au travers d'un esprit libre éclairé par les Lumières de la divine Providence se retrouve dans la Philosophie spirituelle Hermétique. Celle-là même dont le Maître Tibétain Koot Houmi disait :

"La Philosophie Hermétique convient à toutes les croyances et à toutes les philosophies et ne va à l’encontre d’aucune. C’est l’océan infini de la Vérité, le point central vers lequel coulent et où se rencontrent toutes les rivières et tous les fleuves - qu’ils aient leur source à l’Est, à l’Ouest, au Nord ou au Sud. De même que le cours du fleuve dépend de la nature de son bassin, ainsi le canal pour la communication de la Connaissance doit se conformer aux circonstances environnantes. L’Hiérophante égyptien, le Mage chaldéen, l’Arhat et le Rishi étaient tenus aux temps anciens au même voyage de découverte et arrivaient à la fin au même but quoique par des pistes différentes."

Une Conscience pouvant se permettre d'avoir une Foi éclairée par ses Connaissances, est forcément celle qui a su tirer ce qu'il y avait de meilleur dans chacune des Religions, sans jamais se laisser enfermer et conditionner par les aspects réducteurs de ses rituels asservissants, et contaminer par les impuretés accumulées par les aspirations d'un clergé plus préoccupé par des richesses, du pouvoir et des vanités honorifiques, ou par l'idolâtrie d'adeptes ignorants prompts à rendre sectaire ce qui ne l'est pas, et à transformer l'universalité d'un Principe lumineux en une effroyable suite d'intolérances ténébreuses et régressives.

Si la Vérité est toujours supérieure aux Religions, c'est qu'aucune de ces Religions n'a été et n'est en mesure d'être aussi universellement cohérente, homogène, lumineuse et immuable que cette Vérité. Le piège que renferme le principe d'un habillage religieux, d'un aspect limité de cette Vérité, est celui qui consiste à transformer la Foi éclairée par la Raison en une Foi aveugle et en superstition. Superstition dont le philosophe mystique Fabre d'Olivet donnait une définition synthétique parfaitement inspirée, à savoir : que la superstition consiste à donner de la valeur à ce qui n'en a pas. L'immense majorité des rituels qui structurent les grandes Religions ne sont plus composés que de superstitions, dont le culte du "miracle" en est la figure emblématique la plus délirante. Cette Foi aveugle se nourrit, en plus de la superstition, de récompenses et de punitions, ce qui caractérise le propre de l'asservissement. 

Pour en revenir à cette Faculté supérieure qu'est la Foi, sache que tu l'utilises sans même t'en rendre compte, dans le moindre de tes aspects les plus ordinaires de ta vie quotidienne. Lorsque tu prépares tes vacances prochaines, tu fais reposer ta décision sur la Foi que tu as d'être encore en incarnation lorsque cette période future arrivera. Lorsque tu donnes des rendez-vous, à des dates plus ou moins éloignées, tu utilises la Foi comme si tu utilisais ta Raison, pourtant rien ne permet à la Raison de te donner la moindre certitude de la réalisation de ces conjectures très aléatoires, car en plus de l'incertitude de ta présence, rien ne te garantit que la ou les personnes que tu envisages de rencontrer, à ces dates ultérieures, seront effectivement présentes. Lorsque tu dis, avant de te coucher, à demain à tes proches, ta conviction ne repose pas sur la Raison, mais uniquement sur la Foi. Il en est de même lorsque tu cotises pendant des dizaines d'années dans l'espoir de prendre ta retraite avec une rente promise. Ceci pour te faire comprendre que la Foi est bien une Faculté propre à la nature du cerveau d'une Conscience humaine, et qu'elle ne se limite pas, contrairement à ce que voudrait le faire croire la normalité ambiante, qu'à des aspects religieux, mais s'utilise autant que la Raison dans des domaines aussi variés que la science, la politique, la vie quotidienne la plus banale, ou l'agriculture. Car planter en hiver pour récolter en été, relève autant de connaissances agronomiques, astrologiques raisonnables que des convictions intangibles, abstraites et subjectives faisant reposer la Foi sur une multitude de paramètres aussi aléatoires que probabilistes comme ceux d'une météo capricieuse.

Ce n'est pas la religion qui fait la Foi, mais la Foi qui permet l'expression de la ou des religions. Plus cette Foi sera juste et inspirée, moins elle aura la nécessité de s'enfermer dans le carcan étroit d'un dogme religieux ; moins elle sera juste et éclairée, et plus son dogme religieux sera sectaire, intolérant et asservissant. La pire des religions étant celle qui a pour vocation avérée de persécuter toutes les autres, y compris des courants sensiblement différents issus de celle-ci. Chronos (le temporel imparfait) dévore toujours ses propres enfants.


vendredi 4 novembre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 2




Maître, lorsque je faisais référence à une Foi, je voulais dire une Religion. Comment savoir laquelle est la meilleure et la plus éclairée ?



Toutes les Religions comportent, à des degrés divers, une part de ce qui est le meilleur, et une part de ce qui est le pire de la nature humaine. Bien qu’aucune ne puisse prétendre n’être autre chose qu’un étroit passage obligé sur le chemin de la perfectibilité pour permettre l’évolution d’une Conscience. 

Si une seule Religion détenait la Vérité, toutes les autres seraient immédiatement spirituellement démonétisées et ringardisées. Depuis le temps, elle se serait imposée comme la seule par la lumière de cette Vérité qui a pour propriété, celle d'éclipser toutes les autres qui viennent se fondre dans la plus lumineuse. Comme le rappelle la devise des Maharajas de Bénarès : 

Il n’y a pas de Religion qui soit supérieure à la Vérité.  

Ce à quoi j'ajouterai que cette Vérité absolue se caractérise par le fait qu'elle intègre harmonieusement toutes les vérités relatives sans avoir besoin ni de les combattre ni de n’en rejeter aucune. 

Quelle que soit la façon dont tu tenteras de résoudre ta préoccupation religieuse spirituelle, tu finiras toujours par te confronter à cet obstacle de cette part de "vérités relatives" que contient une Religion spécifiquement humaine. Sur quelles « vérités » indiscutables (la plus universelle) est établie son ontologie ? Son dogme est-il asservissant ou libérateur, sectaire ou universel ? Tolérant ou intolérant ? Y a-t-il au sein de son clergé des membres qui, blasphème suprême, osent avoir la vanité de prétendre pouvoir parler au nom d’un « dieu » dont ils auraient l’insolent privilège d’avoir l’écoute et d’en recevoir les instructions ? Je pourrais te poser une liste quasiment infinie de questions de cette nature, et auxquelles tu ne pourrais apporter que de piètres réponses, ce qui ne te ferait pas beaucoup avancer dans tes recherches. La quête de la Vérité se suffit à elle-même, puisqu’elle implique, de la part de ceux qui la cherchent, la Foi de croire qu’Elle existe, qu'Elle peut être progressivement accessible, pour peu que l'on s'en donne la peine, et que son approche progressive permet d’en vérifier la réalité de l’existence par le simple fait qu’au fur et à mesure que les chercheurs avançant dans leur quête, cela leur procure sans cesse un considérable élargissement de leur champ de Conscience, une régénération constante de l'amplitude de leurs perspectives, une réelle sensation de libération des asservissements antérieurement subis, ainsi qu'un accès à un libre arbitre croissant. 

Si tu cherches une Religion, comme si tu cherchais un des meilleurs restaurants, tu finiras toujours par trouver celle qui aura su se présenter à toi selon les critères qui seront propres à satisfaire tes appétences. Ce ne sera pas la meilleure de toutes les Religions, mais celle qui te donnera l'impression de l'être en parvenant à satisfaire tes envies, désirs, aspirations, passions, émotions, perversions et ta conception de l'extase spirituelle, à défaut d’être spirituellement gastronomique. Plus tes critères seront exigeants, plus l'addition sera salée. 

Une Religion qui coûte, contraint et asservit est à l'image du grand restaurant : attractif et hors de prix au moment de payer l'addition. La quête de la Vérité ne coûte rien puisqu'elle enrichit sans cesse celui qui la cherche ; elle ne contraint pas ni n'asservit, car elle repose sur le Principe du Don absolu : celui de l’Amour offrant la Liberté.

vendredi 28 octobre 2016

Dialogue N° 15 : La bonne Foi et la Raison, les religions. 1




Maître, comment savoir si ma Foi est juste et éclairée ?




Une Foi est juste et éclairée tant qu'elle est accompagnée d'un doute raisonnable et de certitudes éprouvées. Prends garde à l'apparente simplicité de cette formulation, car elle contient un redoutable mécanisme de précision spirituelle. 

La Foi aura de fortes chances d'être de plus en plus juste et éclairée au fur et à mesure que la Raison parviendra à faire de ce doute une certitude, en soumettant les acquis de la Foi sur l’enclume de l’épreuve de la mise en pratique vertueuse, et à la condition que l'intellect raisonneur ne cherche pas, comme c'est son regrettable travers, à rendre totalement raisonnable cette infime partie de l'intuition qui n'est pas et ne sera jamais assimilable par la raison : la lumineuse révélation. Le phénoménal de l'Éternel Présent ne sera jamais totalement intelligible par le processus causal de la sphère temporelle. 

Dans le cas où la Foi et la Raison ne coopèrent pas de concert, c'est alors l'enfantement d'une grotesque Foi aveugle se racontant des histoires idiotes pleines de fureurs et de bruits, et qui ne signifient rien d’autre que de l’insignifiance, de la déraison et la bêtise des élucubrations loufoques. 

Donc, par le doute dans lequel tu te trouves et qui s'exprime au travers de ta question, tu tentes, pour obtenir une réponse, de faire appel au « savoir » (comment savoir), alors que tu ne pourras obtenir cette réponse que par la Connaissance. Il te faut comprendre que l'intellect raisonneur, depuis la nuit des temps, a accumulé une colossale collection de textes plus ou moins sacrés et plus ou moins anciens, d'analyses, d'exégèses et commentaires pas souvent sérieux ni crédibles ; de recherches et d'études pseudo scientifiques et historiques, de discussions philosophiques et philologiques, sans parvenir à autre chose qu'à produire des adeptes et croyants plus ou moins sectaires et intolérants, ou des athées, des incrédules ou agnostiques pratiquement aussi sectaires, bornés et intolérants que les adeptes et croyants aveugles. Les uns comme les autres ne sont que les progénitures de la raison et du savoir ou de la Foi aveugle. 

Il faut constamment te rappeler que la Foi est une Faculté, et comme toute Faculté elle doit être activée et développée. Ce développement ne s'obtient que par une longue pratique régulière de l’intuition spirituelle. Hélas! la normalité ambiante a fait de la Foi autre chose qu'une Faculté, dans le dessein de dessaisir les bénéficiaires de cette Faculté supérieure en leur laissant croire qu'elle est l'apanage d'un processus collectif régenté par une autorité académique extérieure ou ecclésiastique. Tant que l'individu croit aveuglement (Foi dévoyée) à l'illusoire crédibilité de cette hiérarchisation horizontale extérieure, il n'utilise que très occasionnellement cette Faculté supérieure et uniquement pour des actions subalternes, ce qui a pour conséquence de l'atrophier rapidement et durablement. Le critère le plus déterminant d'une Foi juste et éclairée est sans conteste la liberté qu’elle procure à la Conscience développant cette Faculté, et cette libération apporte des espérances nouvelles à ceux que cette Conscience éclaire par son exemplarité. Toute aliénation individuelle ou collective, aussi minime soit-elle, qu'engendrerait la pratique de cette Foi serait, à l'inverse, le signe de l'altération de sa justesse et de son rayonnement.

dimanche 23 octobre 2016

Un souhait pour l'Humanité.

La première valeur morale des forces de l'ordre.

Je souhaite que les forces de l’ordre comprennent qu’il ne suffit pas de se plaindre d’être mal aimer du peuple, encore faut-il qu’ils aient la préoccupation vertueuse de n’utiliser la force que pour la protection des faibles, ce qui fait la noblesse de leur mission, ainsi que la défense du peuple au service duquel ils sont prioritairement, ce qui fait l’honorabilité de leur service, et non pour protéger des dirigeants corrompus et parjures et leur servir de pompe à fric.

La considération, comme le respect, ne se décrète pas, mais se mérite.

mercredi 19 octobre 2016

Un souhait pour l'Humanité.

Les assassins de la Liberté.

Je souhaite que la conscience des peuples s’éveille jusqu’à ce qu’elle parvienne à comprendre que lorsque les gouvernants ne respectent plus la justice, et ne font pas strictement appliquer ses décisions, ils sont les assassins de l’ordre et les fossoyeurs de la liberté, car il n’y a pas de liberté sans justice.

jeudi 13 octobre 2016

Flagrant délit d'escroquerie politicienne par les énarques eurocrates.



Pour la technocratie ce n'est pas le peuple qui est souverain, mais leur oligarchie totalitaire.

lundi 10 octobre 2016

Solution au problème de l'Islam radical


L'Islam en France n'est pas un problème. Le problème est dans l'incompétence de nos politiciens incultes.

Si, comme le prétendent les spécialistes, en matière de communication médiatique, il ne peut pas y avoir de bons arguments pour de mauvais produits, il peut hélas! y avoir de moins bons, voire de mauvais arguments pour d’excellents produits ou causes. Or, la cible de la communication concernée par ce sujet éminemment politique de l’islamisme radical, est celle composée par les nombreux fidèles de cette religion, et il suffit de relire attentivement l’Histoire sur ce sujet, pour pouvoir affirmer qu’il n’y a pas pire ignorant, sur ce qu’est la nature réelle d’une religion, que l’adepte le plus fervent de celle-ci.

Pour un esprit simpliste et peu instruit, l’Islam et l’Islamisme c'est la même chose, qu’il soit qualifié de radical ou non ne change rien, cela devient simplement une question de ferveur et non de différenciation entre une bonne et une mauvaise chose. Les larbins médiatiques du système savent parfaitement cela et en profitent, à la moindre occasion, pour entrainer sur ce domaine aventureux et, passez-moi l’expression triviale : terriblement casse-gueule, tous ceux qui ne sont pas capables, par leurs connaissances, d’en maîtriser les arcanes.

La communication politique fait appel à une pédagogie qui pourrait s’assimiler au long parcours du pèlerin en route vers Compostelle. Comme le disait si brillamment ce vieil Hugo :

«Oh ! disais-je, la main sur mon front étendue,
Philosophie, au bas du peuple descendue !
Des petits sur les grands grave et hautain regard !
Où ce peuple est venu, le peuple arrive tard ;
Mais il est arrivé. Le voilà qui dédaigne !
Il n'est rien qu'il admire, ou qu'il aime, ou qu'il craigne.
Il sait tirer de tout d'austères jugements,
Tant le marteau de fer des grands événements
A, dans ces durs cerveaux qu'il façonnait sans cesse,
Comme un coin dans le chêne enfoncé la sagesse !
»

Une volonté pédagogique pour tenter de faire saisir la nuance subtile entre les deux aspects (le bon et le mauvais) d’une même religion peut éventuellement être perçue par des individus très érudits ou extérieurs à cette forme religieuse,  mais certainement pas par des fidèles béotiens sous un très fort conditionnement (familial, environnemental, culturel et surtout cultuel) qui resteront intimement convaincus, comme savent l’être les endoctrinés sectaires, que combattre l’islamisme radical c’est combattre l’Islam.

Tous les politiciens qui se trouvent en face de ce redoutable problème, à cause de leur incompétence, inculture et manque de discernement subtil, ne feront qu’aggraver la situation conflictuelle en croyant, plus ou moins honnêtement, avoir la solution capable de régler ce complexe problème d’une idéologie politique travestie en croyance religieuse. Ils n’y parviendront pas -  ceci n’est pas une prophétie, mais une analyse objective basée sur des données crédibles - car ils ne sont pas en capacité intellectuelle, et j’oserais le dire, en capacité spirituelle pour le solutionner. L’Empire Romain y a succombé d’une façon magistrale. L’idéologie catholique, qui n’est pas une religion, mais une doctrine politique comparable à la charia, s’est habilement drapée de la spiritualité chrétienne pour toujours faire le contraire de ce que préconise cette spiritualité, et in fine s’emparer du pouvoir politique. L’Islam prosélyte ne fait que suivre cet exemple historique.

Vouloir traiter les effets, qui peuvent être multiples et protéiformes, comme le voile, la burka, le burkini, la nourriture halal, les prières de rue et autres conditions d’enfermement et d’avilissement des femmes, n’est qu’une stratégie qui n’aura pas d’autre finalité que d'exacerber la tension des fidèles contre les infidèles, ainsi que de déplacer sans cesse le problème, comme une tumeur cancéreuse que l’on ne parvient pas à éradiquer et qui se propage par une multitude de métastases. Au lieu de tenter de remplir ce tonneau des Danaïdes, il vaut mieux chercher à déterminer la ou les causes, quitte à laisser temporairement de côté les effets. Mais en matière de contamination de radicalité religieuse, l’Histoire nous apprend, ne serait-ce que pour les deux milles dernières années, que l’angélisme benêt, pas plus que l’autoritarisme absurde et dévastateur ne sont des solutions à ce fléau ravageur. L’Empire Romain, malgré sa toute-puissance militaire, son organisation administrative et juridique rigoureuse en est mort. Depuis, l’Humanité a eu à subir la calamité des persécutions de cette sournoise méthode de conquêtes politiques dont les victimes se comptent par centaines de millions. La complexité et l’extrême sensibilité et subtilité du problème requiert une approche de même nature dans un mélange de connaissances, de fermes convictions et d’intelligence, ce dont peu ou aucun responsable politique ne s’en trouve correctement pourvus, et auquel il convient d’ajouter de la sagesse, ce qui parfois peut faire défaut lorsque l’on est dans le feu du combat barbare de la politique, le nez trop dans le guidon, comme diraient certains sportifs, où trop préoccuper par des intérêts, plus ou moins cupides, personnels.

Non seulement il faut remonter aux causes du problème, mais une fois cela effectué, il faut encore faire l’effort d’accéder au Principe générateur de cette ou de ces causes. Ce n’est qu’à partir de la véritable connaissance d’un Principe qu’il est possible de traiter les causes qui en découlent, et d’éradiquer les effets.

Travailler à partir du Principe reste la meilleure méthodologie pour aborder ce problème très différemment de tous les politiciens ignares (qu’ils soient de l’ENA ou pas, de droite ou de gauche) à courte vue et assez pervers pour jouer avec ce redoutable et terriblement dangereux sujet, et ce, pour des intérêts aussi vils, qu’égoïstes et irresponsables, sans se soucier de considérables préjudices et dégâts qu’ils font et feront subir aux peuples, desquels ils ont pourtant fallacieusement obtenu la confiance sur la vaine promesse de les protéger de ce qui a déjà eu lieu lors de conditions antérieures parfaitement similaires (guerres de religions, inquisition, croisades contre les hérétiques, Saint Barthélémi).

Donc, lorsque le Principe est identifié, comme je le pratique quotidiennement comme un yoga mental, et fait pratiquer sur mes différents sites, blogs et forums - dont aucun n’a de vocation politique au sens réducteur que lui donne la gent politicienne, qui s’en nourrit copieusement - il faut d’abord parvenir à une pensée juste. Mais cette justesse ne suffit pas (l’intelligence n’est pas une vertu, il peut y en avoir autant dans la pratique du bien que dans la pratique du mal, là encore l’Histoire le démontre). Pour agir efficacement sur un Principe, une pensée doit être juste en vertus. Vertus au pluriel, car une vertu seule devient inéluctablement un vice, le travers de toutes idéologies radicales.

En la circonstance, l’islamisme n’est pas radical, pas plus que le christianisme peut-être intégriste ou le bouddhisme fondamentaliste. Le Principe qu’il faut correctement identifier et nommer est celui du fanatisme et de l’intolérance religieuse, sans autre spécification nominative d'une quelconque religion. Et croyez-moi, il me serait très facile de démontrer que cela concerne presque toutes les grandes religions.

Ceci permet de rester sur un plan général plutôt que de se focaliser sur un domaine particulier comme l’Islam, qui n’est pas monolithique et comprend de très nombreux courants, dont le merveilleux soufisme, qui est à mes yeux l’un des plus lumineux qui soient. Bien que le Coran soit considéré comme ne comportant pas différentes interprétations, l’un des plus grands maîtres spirituels du soufisme, Jalaluddin Rumi, l’illustre fondateur de la confrérie des Derviches tourneurs, affirmait que les enseignements du Coran sont allégoriques, et que chaque verset a sept sens différents. Voilà de quoi donner une vision nettement moins monolithique, sectaire et étriquée de l’Islam.

Le Principe de laïcité républicaine ne cherche pas à lutter contre un aspect de telle ou telle religion.  L’Empire Romain, à ses origines, était l’exemple presque parfait de la tolérance en matière de respect des religions puisque l’Empereur (Pontifex maximus) était de plein droit la plus haute autorité pour toutes les religions de l’Empire vis-à-vis desquelles il devait veiller aux respects de leurs pratiques et de leurs rituels, sans aucune discrimination autre que celles qui pouvaient porter atteinte aux lois de l'Empire et à la tolérance religieuse. La République laïque française permet la libre pratique de toutes religions, et conformément aux dispositions de cette loi hiérarchiquement supérieure à toutes les autres, je veux parler de la DDHC de 1789, la liberté n’est possible que si des lois en définissent la pratique et que la justice (pas celle d’aujourd’hui, mais celle qui a le sens de ses responsabilités sociales) veille scrupuleusement à leur application et à leur respect en sanctionnant tous ceux qui en violent les règles.

Donc, pour en venir à la synthèse de ce qui précède, il me semble juste de préciser qu’un français de confession musulmane est d’abord un français. Mais il convient d'ajouter que la laïcité ne reconnait à aucune règles religieuses de supériorité à la loi. La laïcité doit donc combattre toutes formes de fanatismes et d’intolérances en matière religieuse, car sinon ce fanatisme finit invariablement par persécuter toute autre forme religieuse que la sienne.

Lorsqu’une pensée est juste en vertus, elle peut faire l’objet de tous types de sièges, elle devient inexpugnable.

Dans cette optique de faire barrage au fanatisme religieux, il serait bien de compléter la loi de 1905, par de futures dispositions législatives interdisant et condamnant sévèrement toutes formes de fanatisme et d’intolérance religieuse dans la sphère publique, mais aussi privée dès lors ou elle constituerait une atteinte aux Droits de l’Homme.

Dans cette loi pourrait figurer la définition du fanatisme et de l’intolérance religieuse comme :

- Le fanatisme et l'intolérance religieux sont contraires aux principes de liberté et d’égalité définis dans la Constitution par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et la violation de l’un de ces droits fondamentaux, doit être poursuivie et pénalement condamnée pour cause d’arbitraire.

- Les propos injurieux ou discriminatoires envers toutes autres religions ou personnes ou groupes de personnes agnostiques sont des manifestations d’un fanatisme et d’une intolérance religieuse contraire aux lois de la République et sont pénalement répréhensibles.

- Tous signes ou manifestations publiques pouvant être directement en relation avec un fanatisme religieux, soit par la confirmation des membres influents de cette religion, soit parce que cette pratique est notoirement associée à l’appartenance à une religion fanatique et intolérante, doit être considérer comme une forme de prosélytisme sectaire, et être pénalement condamnable sur ces simples et évidents critères objectivement constatables.

Si l’on est parvenu à faire condamner Dieudonné pour le signe bien satirique et sans connotation ni religieuse ni politique de la quenelle, qu’on ne vienne pas dire que cela serait stigmatisant pour les persécuteurs, les extrémistes de tous poils et les fanatiques.

- Toutes formes de violence, verbale, morale, sociétale ou/et physique effectuées par des individus, qu’ils soient fidèles ou appartenant à un clergé se réclamant d’un fanatisme religieux intolérant, doit faire l’objet de poursuites pénales et de lourdes condamnations.

- Il est formellement interdit, sous quelque forme que ce soit, de priver les adeptes ou fidèles d’une religion du libre droit de la quitter. Toutes dispositions réglementaires, verbales ou écrites, propres à une religion, qui contreviendraient à ce principe constitutionnel de liberté de pensée, de culte et d’opinions seront considérées comme l’expression caractérisée d’un fanatisme religieux. Tous ceux qui s’en réclament, et cherchent à contrevenir, par l’arbitraire, à ce droit fondamental sont pénalement et civilement lourdement condamnables.

- La République laïque protège la liberté de culte, la libre pratique d’une religion à condition que cette pratique ne porte pas préjudice à la liberté de ceux qui n’entendent pas supporter, dans l’espace public, les règles et rituels propres à ces cultes.

- Pour éviter tout risque de fanatisme religieux, les tenues vestimentaires spécifiquement et notoirement en rapport avec le fanatisme religieux, et portées dans les lieux publics, doivent être considérées comme une violation des lois constitutionnelles (DDHC de 1789) et comme une atteinte à la liberté d’autrui.

- Une religion étant une affaire de conviction personnelle et relevant du domaine privé, elle ne doit jamais ni s’opposer aux lois républicaines (Res Publica, ou chose publique), ni tenter d’imposer, par des moyens de pressions politiques ou financières un changement dans une organisation sociale, économique, culturelle ou politique. Toute tentative en la matière sera considérée comme la manifestation d’un fanatisme religieux.

Voilà brièvement, l’opinion que je souhaitais soumettre à l’aimable attention de ceux qui viendront en prendre connaissance. Elle est du même ordre que celle contenue dans mon livre  ( La Dictature à la Française) et qui rappelait, ce que nos politiciens corrompus ont oublié depuis longtemps : que s’il y a beaucoup de loi (hélas! trop) toutes ne sont pas nécessairement légitimes ni d’égale valeur, et si les lois constitutionnelles - que nos Magistrats ne savent plus faire respecter sans se tourner vers cette pitrerie de Conseil Constitutionnel -,  sont au-dessus de ces lois ordinaires, il y a la Loi des lois, celle fondatrice du pacte Républicain : la DDHC de 1789.

mercredi 21 septembre 2016

Un souhait pour l'Humanité

Prenez garde de ne pas déclencher la colère du peuple

Je souhaite que la Conscience de la normalité ambiante, qui constitue le plus grand nombre, cesse d’être bernée par les enfumages politiques, religieux et médiatiques.

Ce n’est pas le peuple qui doit avoir peur de ses gouvernants, ce sont les gouvernants qui doivent avoir peur de la légitime colère du peuple, si l'injustice porte atteinte à sa liberté, sa souveraineté et ses droits naturels et sacrés.

lundi 19 septembre 2016

La liberté n’est jamais un dû, mais une quête permanente.



Il y a des combats qu'il ne faut jamais perdre.